Méditation mars 2017 | Rencontres méditatives | Marianne Dubois

Méditation mars 2017


La force intérieure nous relie à la terre et au ciel en passant par notre humanité. C’est souvent dans le silence et l’attention que nous allons la trouver, l’attention à soi-même, l’attention au mouvement de l’âme, c’est-à-dire aux mouvements de l’énergie qui vibre différemment à chaque instant. C’est grâce à cette attention que nous pouvons nous relier à ce que nous sommes vraiment ,en relation avec notre vie quotidienne, et plus largement avec les fluctuations du monde .
Imaginons que nous perdons nos limites ; elles se dissolvent dans ce grand océan qui nous rassemble ; imaginons que cet océan est guérisseur des blessures du monde.
La pensée est créatrice, nous pouvons la vivre. Elle peut changer le monde quand nous la laissons vibrer dans nos cellules, elle est alors plus vivante que la vie elle-même. Elle devient une force collective, et chacun peut y puiser ce qui lui est nécessaire. Nous pouvons ressentir la disparition de nos limites, et nous retrouver comme un grand cœur vivant, débordant de compassion, de compréhension, et de gratitude. Ainsi nous participons à l’évolution de la conscience. Lorsque nous effaçons nos remparts, nous découvrons la présence.
Pour les uns c’est une énergie, pour d’autres c’est une image qui est nécessaire : un sentier vers l’absolu. Celui-ci peut emprunter n’importe quel visage qui laisse passer la lumière.
Des portes nouvelles peuvent s’ouvrir à tout moment qui permettent l’élargissement de la conscience, loin des croyances et des habitudes.

Il y a dans le grenier de l’esprit de la poussière et des toiles d’araignée. Lorsque nous pouvons nous mettre à distance et ainsi nous débarrasser de tout ce fatras, le diamant du silence peut briller de tous ses feux. Un autre monde nous est donné, si nous sommes en état de l’accueillir. C’est la liberté d’être exactement ce que nous sommes : un tout petit morceau de vie qui devient la vie toute entière. La méditation en est le chemin.

Lorsque l’accès au divin est obscurci, la volonté est nécessaire pour nous défaire des vieilles ombres dont nous sommes encore encombrés, avant de découvrir un espace libre et sans limite. Dès lors, une volonté plus vaste, impersonnelle, se distille en nous, nous dévoile des mondes plus légers, et se dissout dans l’amour. C’est une manière de s’abandonner au guide intérieur, qui, lui, prend le relai. Même si l’ouverture à la lumière n’est que provisoire, elle donne un autre souffle à notre vie, elle ouvre une porte vers la liberté. Nous n’avons pas besoin d’une compréhension particulière, il suffit simplement de vivre l’expérience.

Chacun, en poursuivant sa route, le plus sincèrement du monde, est dans sa vérité, et c’est cela qui compte. Nous pouvons envisager une évolution à tous les niveaux de l’âme, mais pour être fidèle à cela, quelles que soient nos faiblesses, il s’agit de voir clair, ne pas se leurrer, ne pas se mentir, et suivre son chemin intérieur avec le plus d’honnêteté possible.

Il y a pour chacun un mot clé, un mot source ; nous pouvons le découvrir et le renouveler sans cesse. Dans les moments difficiles de la vie, il peut être un baume sur nos blessures.

.Restons sans peur, et ouverts à l’inconnu Soyons très attentifs au courant de vie qui nous vient souvent par les pieds, et nous enracine. Un courant nous vient aussi d’en haut, lorsque l’enracinement est installé. Ainsi nous sommes trait d’union entre la terre et le ciel.

Certains demandent : « est-ce que la volonté a quelque chose à voir ds ce voyage vers la liberté ? »Parfois, c’est justement un abandon de toute volonté qui permet le voyage, et parfois c’est la volonté elle-même qui permet le voyage. Cela dépend des moments. Dans les moments d’ouverture, la volonté est à abandonner, mais dans les moments de fermeture, la volonté est nécessaire pour ouvrir les portes, et une fois que les portes sont ouvertes, nous pouvons nous laisser porter, parce que le divin est entré en nous

C’est quelque chose qui est plus grand que nos limites, et pourtant que nous pouvons contenir, que nous pouvons vivre

Elle n’a rien d’une croyance