Méditation octobre 2017 | Rencontres méditatives | Marianne Dubois

Méditation octobre 2017

L’enracinement nous permet de faire grandir la force intérieure . Lorsque celle-ci se fond dans l’énergie de la vie, nous accédons à une possibilité créatrice nouvelle. L’attention et la conscience en démultiplient la puissance.
Développons notre attention à tous les niveaux, corps, âme, esprit. Elle contient le trésor absolu. Même si les sens diminuent, nous pouvons développer une attention qui implique une nouvelle forme d’empathie. Elle nous permet de rencontrer « l’autre » à un niveau de conscience inhabituelle.

Certains d’entre nous entendent le son du silence, c’est un son guérisseur, bien différent des acouphènes.
Nous pouvons donc nous immerger en lui, et le laisser œuvrer à sa manière.
Le son du silence évoque le chant du grillon, il nous enveloppe dans une couche énergétique reliée à la terre et reliée au ciel.
Il ne provoque aucune gêne. Il nous entraîne au-delà des pensées. Il nous met en contact avec l’amour de tout ce qui est, et nous guérit, même si cela ne se manifeste pas sur le plan physique. Il y a une guérison de l’âme qui est plus importante que toutes les autres.
Lorsque ce son est perçu, nous ouvrons une porte sur un espace inexploré qui contient des richesses infinies.

Si nous pouvons nous harmoniser avec ce qui est, nous aidons le monde à s’harmoniser. Il est bon certainement de s’indigner pour certaines choses, mais cela sur un plan horizontal, sur le plan de la vie courante, mais sur un autre plan, nous pouvons toujours nous harmoniser.
Un trésor caché est à découvrir en tout événement de notre vie, même s’il faut du temps pour s’en apercevoir. Pour ce faire, une distance est indispensable, une mise en perspective s’impose nécessairement.

La peur seule empêche l’amour. Il y a tant de peurs : peur de la mort, peur de la maladie, peur d’être seul, peur d’être abandonné… Il y a tant de peurs sur la terre, mais nous avons chacun nos peurs particulières, il s’agit de les regarder, de les voir vraiment, et lorsque nous les avons vraiment vues, de se rapprocher d’elles et de les aimer. C’est la seule manière de les faire disparaître dans l’unité de l’être.
Lorsque je me bats, je renforce le problème. Si je me bats contre ma peur, je renforce la peur. Si j’aime ma peur, elle disparait.
Elle devient alors la nourriture de l’âme lorsqu’elle a pu être transcendée. Elle se transforme alors en confiance ; non pas la confiance dans l’égo, mais dans cette voix ( ou voie) intérieure, plus secrète, qui nous guide.
Si nous pouvons vraiment lui faire confiance, nous serons dirigés en définitive vers la joie, vers la plénitude pour nous-même et pour les autres.
Oser être soi-même, c’est suivre cette voix intérieure, la laisser parler, la laisser exister, et savoir qu’elle ne ressemble pas forcément à celle des autres. En habitant profondément notre espace personnel, nous nous rapprochons de l’unité universelle.

Est-il possible, en toute circonstance, d’abandonner le vouloir de l’égo, pour se laisser porter par l’univers, par un courant différent, par quelque chose qui vient de plus loin que « je dois, je veux, il faut » ?
Dans le domaine matériel, il s’agit bien évidemment d’assurer sa survie. Mais dans les moments de méditation, nous pouvons nous ouvrir à l’universel, à quelque chose de plus vaste que nos préoccupations journalières, à quelque chose qui est un grand souffle, et ce faisant, nous augmentons la joie sur la terre, la compréhension et l’amour .
Nous pouvons le faire chaque jour dans nos actions, dans nos rencontres, dans toutes nos activités, lorsqu’elles deviennent conscientes de cette participation au tout.
Lorsque nos barrières intérieures s’effacent, un vide apparaît, nous sommes aussitôt libérés, et la vie pratique devient plus facile, plus ouverte, et nous donne plus de liberté.

N’ayons pas peur du vide. Il contient de grandes richesses. Il nous permet de nous arrêter enfin, de ne plus courir, de trouver un moment de repos et de réflexion. Ne le fuyons pas, il est porteur de merveilles.