Méditation mars 2019 | rencontre méditation respiration

Méditation mars 2019

Lorsque nous plongeons dans nos profondeurs, nous pouvons découvrir une sorte d’étonnement, et souvent d’émerveillement, et atterrir exactement là où il est nécessaire d’atterrir.
Nous sommes parfois perdus dans un monde où chaque pas semble se faire dans l’obscurité.
Les peurs nous habitent, elles sont multiples, la connaissance de soi nous permet de mieux les apprivoiser.
En effet, souvent nous les cachons, nous les évitons, nous faisons semblant, nous cherchons à tout contrôler alors qu’au fond de nous-même, quelque chose tremble, qui voudrait éviter, oublier, contourner.
Comment s’envoler si on est alourdi par la peur ? S’envoler, cela ne veut pas dire quitter ses racines, mais s’étendre vers d’autres horizons, vers d’autres espaces.
Cela veut dire, revenir à sa propre lumière, à celle des autres, et à celle de la terre.

Chacun à sa manière construit sa difficulté de vivre. Elle nous incite  au dépassement.

Lorsque nous nous abandonnons à la confiance, la créativité et l’imagination deviennent disponibles, ce sont des outils de liberté, des outils de libération.
Il y a une porte de sortie pour toute situation, et elle se présente chaque fois sous un visage nouveau.
Faire confiance, c’est lâcher le contrôle .
Les moments difficiles nous permettent de nous laisser porter par la vie, et ils nous encouragent à grandir.
Il y a bien souvent en nous une petite voix qui nous trompe : parfois, souffreteuse, elle nous dit,   « tu n’es pas capable, tu n’y arriveras pas », parfois, triomphante, elle nous fait basculer dans l’illusion de nous croire possesseur de tous les pouvoirs : tout cela est faux !!!
Retrouvons l’authenticité qui vient des profondeurs, qui ne peut s’installer dans rien.
Ayons parfois l’audace de l’échec, il peut être fructueux pour nous et pour les autres.

L’attente est une obsession qui a peu de relation avec ce qui est. Elle obscurcit le moment présent, elle nous entraîne dans une voie sans issue, alors qu’une réalité flamboyante scintille sous nos yeux.

La vulnérabilité et la fragilité peuvent se révéler comme des trésors.
Elles éclairent progressivement un sentier vers l’inconnu.
Tant que l’on est sur ce chemin, rien jamais n’est achevé.

Le silence est une nourriture de l’âme.
Retrouvons chaque jour quelques instants de silence, un véritable silence, et vidons la tête de son agitation.
Nous passons alors d’un monde bruyant, à un monde de lumière.

Comment retrouver à tout moment la source ? Par l’attention constante, la présence à soi-même.

Chacun porte une image mentale de sa trajectoire, de l’utilité de sa propre vie.
Au-delà de toutes nos différences, le voyage est le même, de la naissance à la mort.
Cette dernière peut être une divine richesse, une joie éblouissante, l’émerveillement de la fin d’un voyage, cela dépend de notre regard.

Si nous laissons se marier la joie et la mort, nous sommes sur un chemin de lumière et d’accomplissement.