Méditation juillet 2017 | Rencontres méditatives | Marianne Dubois

Méditation juillet 2017

La pensée est là pour servir l’inspiration, et non l’inverse.
L’inspiration ne peut apparaître que dans la confiance, une confiance absolue, celle qui nous donne des ailes. Lorsque l’inspiration jaillit des racines, elle est créatrice.

La méditation nous permet de nous sentir à la fois seuls et reliés, reliés au ciel, à la terre, et à la vie dans sa diversité.
Soyons alors particulièrement attentifs à nous-même, à nos sensations, à tout ce qui se passe dans le corps, dans la tête. Laissons-nous aspirer par le vide, prêts pour l’inconnu qui nous appelle. Laissons-nous porter par le silence, qui nous ouvre un espace plus grand que tout ce que l’imagination nous propose.

Soyons libres de toutes les pensées qui nous traversent. Accueillons-les dans l’amour , et elles seront dissoutes.
Cet accueil est indispensable, il nous ramène à l’unité, même si, sur un certain plan, des choix sont à faire.
Si nous abandonnons les projets nés des conditionnements, la force de vie nous porte et nous conduit. Elle possède des parfums inconnus. Nous avons tendance à l’éviter à cause de la peur qui nous ronge : « je ne sais pas ce qui va arriver, j’ai peur ».
C’est justement le «  je ne sais pas » qui contient tant de cadeaux, et même parfois l’infini d’une transformation.

Laissons dans nos vies un espace pour la marche consciente. Elle, comme tout geste conscient nous rend libres d’inventer à chaque instant une nouvelle vie, une nouvelle manière de voir, d’entendre, de sentir, d’exister. Entrons maintenant dans la sensation de cette transformation, de cette nouvelle manière d’être et de vivre.

La joie court les rues …

La joie peut toujours se frayer un passage à travers les vicissitudes que la vie nous envoie. Elle n’est pas soumise à la dualité de la matière, elle peut naître de rien, ou simplement de la sensation de vie qui circule en nous ; Elle porte un regard neuf sur le quotidien ; Etre en vie, consciemment, c’est cela la joie.

Le monde ne se crée qu’au travers du regard que l’on porte sur lui.
C’est par la fragilité, la vulnérabilité, que nous pouvons nous ouvrir à ce que l’autre ressent, et par là même, nous relier à tout ce qui existe. Cette vulnérabilité est le cœur de la méditation

Le silence et le vide sont la racine de toute chose ; ils nous font renaître  Nous sommes parfois les esclaves de la solitude et de la séparation. Mais ce n’est qu’une croyance. Ne portons aucun jugement sur cet état. Revenons à la perception de la terre, à la sensation des pieds enracinés. Redevenons conscients du souffle de vie qui nous traverse et rejoint l’univers entier. Par cet enracinement nous nous relions à nouveau au ciel, et retrouvons la confiance.

La joie court les rues….