Méditation septembre 2017 | Rencontres méditatives | Marianne Dubois

Méditation septembre 2017


Pour accompagner des personnes en deuil, ne nous noyons pas dans leur souffrance.

Ne nous prenons pas au jeu de l’attachement à la douleur, mais entreprenons un voyage vers le dépassement de celle-ci.
C’est une sorte de non-identification qui nous permet une évolution, une transformation, ou même une mutation.
Découvrons dans nos profondeurs cette joie qui jaillit malgré tous les obstacles, malgré toutes les douleurs, comme si la lumière dévoilait enfin le chemin de notre cœur.

La mutation demande une vulnérabilité totale.
Que représente cette mutation ? Comment l’accueillir, la vivre, la répandre?
Acceptons-nous totalement tels que nous sommes, sans jugement, et nous entrerons dans cette partie de nous-même qui nous relie à tous et à tout  . .

Il est très important de découvrir la profondeur du mot « confiance », de s’appuyer sur lui, de le faire vivre en nous, le nourrir, le fleurir.
Quels que soient les événements, n’oublions pas de cultiver la confiance. Si elle s’écroule dans un domaine, elle peut par là-même, se renforcer dans un autre parce que le niveau de conscience s’est élargi.

Certains jours, nous avons l’impression que tout se dégrade, que tout se délite, que tout se perd, que la lumière disparait.
Certains autres jours, c’est le contraire, nous avons l’impression que se répand une flaque de lumière au fond du tunnel. Tout cela n’est qu’apparence ; voyons plus loin, plus profondément en nous-même, et rejoignons ce lieu où nous sommes reliés. Nous pouvons alors disparaitre ou nous retrouver dans une seule énergie, ainsi la division momentanée de cette vie sur terre a disparu.

Chaque changement de regard est un voile qui se lève, une liberté nouvelle, et la joie se pointe, douce ou explosive, imprévisible de toute manière.

Nous ne savons pas toujours quand il est nécessaire de lâcher prise ou de prendre le contrôle, chaque situation étant différente. La première démarche consiste à se défaire du point de vue parcellaire de l’égo, qui émerge à partir des vieilles mémoires et conditionnements.
Le petit pouvoir personnel se dissout alors, et l’action se met en mouvement au service de la vie.

Nous pouvons projeter, imaginer que nous gravissons quelques marches dans l’échelle de la conscience.
La méditation est là pour nous entraîner à rencontrer ce qu’il y a de plus éveillé, de plus vivant, et de plus attentif en nous-même.
Elle ouvre au silence porteur d’inspiration.
De cet espace sans limite émerge une parole vivante.

Soyons ouvert au potentiel infini que nous sommes
.